Investissement : un peu d'optimisme pour 2009
Immobilier | 26 janvier 2009 | SeLoger.comLa loi de finances pour 2009 et la loi rectificative pour 2008 ont redonné un peu de baume au coeur des acquéreurs, des investisseurs et des locataires.
Au chapitre des bonnes nouvelles pour les acquéreurs, le doublement du prêt à taux zéro dès l’instant où le bien est un logement neuf, en construction ou achevé, pouvant représenter jusqu’à 30 % du logement. Avec, en plus, l’allongement des durées de remboursement. Et un crédit d’impôt pour les économies d’énergie.
Pour les investisseurs orientés sur le neuf ou sur la réhabilitation lourde, un choix entre la réduction d’impôt, favorable aux contribuables imposés modérément, et le Robien recentré qui, avec son système d’amortissement, intéresse davantage les foyers lourdement imposés. Sans oublier la réduction d’impôt qui peut se cumuler avec le Borloo. Mais aussi le crédit d’impôt pour économies d’énergie, et la réduction d’impôt de 25 000 euros pour un placement dans une résidence gérée, soit pour étudiants, soit pour touristes, soit pour personnes âgées.
Toujours en faveur des investisseurs, et par ricochet, en faveur des locataires, la garantie des risques locatifs, (GRL), élargie aux locataires fragiles et qui couvre l’ensemble des impayés (charges et taxes, frais de remise en état lors de dégradation, frais de justice…) moyennant une cotisation équivalente à 2 % du loyer. Moins bonne nouvelle pour les investisseurs, le plafonnement des niches fiscales à 25 000 euros + 10 % des revenus imposables bruts et qui prend en compte les régimes fonciers, les déficits fonciers (Robien, Borloo, Demessine), les opérations de réhabilitation en loi Malraux, les revenus des loueurs en meublé professionnel…
L’acheteur d’une résidence principale, par ailleurs investisseur, n’échappe pas à la traque fiscale puisque le crédit d’impôt des intérêts d’emprunt pour la résidence principale rentre dans le giron des niches fiscales. Mais au final et selon les acteurs, le début de l’année s’annonce sous des auspices non pas riants, mais pragmatiques. Certes, les professionnels de l’ancien et les acheteurs sont déçus de ne pas pouvoir bénéficier du prêt à taux zéro. Mais le grand encouragement vient du fait que les demandeurs et donc les acheteurs potentiels sont toujours là et vivement intéressés. Même s’ils prennent plus de temps pour concrétiser, s’accordant réflexion, comparaisons, recherches assidues de crédit…
Chaque acquéreur guette la meilleure affaire attendant parfois une baisse des prix plus significative. Les vendeurs commencent réellement à prendre conscience que leur bien non seulement ne va plus s’apprécier, mais risque de se déprécier davantage peut-être d’ici deux à trois mois. Chaque partie se jauge et dans ces conditions, le marché devrait retrouver un certain équilibre. Dans l’ancien comme dans le neuf, en matière d’acquisition comme dans l’investissement.