La loi Scellier porte le marché immobilier
Immobilier | 26 novembre 2009 | Les EchosLe succès du Scellier porte les ventes de logements neufs. Au troisième trimestre, le prix moyen au mètre carré des logements collectifs a baissé de 1,2 % sur un an. Dans l'individuel, le prix du lot a diminué de 4,4 %.
Ventes d'immobiliers neufs en france Les ventes de logements neufs poursuivent leur progression : 26.900 logements ont trouvé preneurs au troisième trimestre, selon les chiffres publiés hier par le ministère de l'Ecologie. C'est 65 % de plus que sur la même période en 2008, qui avait connu un impressionnant trou d'air. Depuis, les ventes de logements collectifs ont davantage redressé la barre : elles ont augmenté de 68 %, contre 49 % pour celles de maisons. Sur les douze mois arrêtés à octobre, le marché confirme sa bonne tenue, avec 95.100 ventes, soit 2,3 % de plus que lors les quatre trimestres précédents. " Les ventes du 3e trimestre 2009 restent pratiquement stables par rapport aux 27.880 ventes du 2e trimestre 2009, performance d'autant plus remarquable que la saisonnalité statistique dévalorise habituellement les mois d'été ",se félicite la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC), qui attribue ces bons résultats au succès du Scellier qui a dopé les ventes aux investisseurs.
Si les ventes augmentent, en revanche, les mises en vente diminuent nettement : seulement 19.300 nouveaux logements ont été mis sur le marché au troisième trimestre, soit 9,6 % de moins qu'un an auparavant. Les promoteurs avaient abandonné ou gelé leurs programmes lors du pire de la crise, et cessé durant six mois (de septembre 2008 à janvier 2009) d'acheter des terrains. Au total, du quatrième trimestre 2008 au troisième trimestre 2009, ce sont 69.800 logements neufs qui ont été mis en vente, soit 38,5 % de moins que sur les douze mois précédents. Résultat : les stocks sont bas. " Le secteur n'a que quatre à six mois d'offre de vente, que ce soit sous forme de logements finis ou en cours ", estime le président de la FPC, Marc Pigeon. En un an, le délai moyen d'écoulement est passé de dix-huit mois (lors du pire de la crise) à huit mois pour le logement collectif et à dix mois pour l'individuel.
Déséquilibre du marché
Une telle situation aurait pu pousser les prix à la hausse mais pour l'instant, ce n'est pas d'actualité : toujours selon les statistiques du ministère de l'Ecologie, au troisième trimestre, le prix moyen au mètre carré des logements collectifs a baissé de 1,2 % par rapport à la même période l'an dernier. Dans l'individuel, le prix moyen du lot a diminué de 4,4 %.
S'ils saluent les bons chiffres commerciaux, les promoteurs s'inquiètent cependant du déséquilibre du marché, où les investisseurs locatifs ont pris le pas sur les accédants à la propriété, et ils appellent à une prolongation des aides gouvernementales (Pass Foncier et doublement du prêt à taux zéro) en faveur de ces derniers.Avec le succès du dispositif fiscal Scellier, " les investisseurs, qui représentaient avant la crise en moyenne 55 % des ventes, en représentent maintenant de 60 % à 65 % selon les agglomérations, voire 83 % dans celle de Montpellier, "souligne Marc Pigeon.